Les citoyens serbes vivant dans la partie nord de Mitrovica demeurent dans un état d’ambivalence, en tension entre les appels à voter le 17 novembre prochain et les menaces venant de certains groupes radicaux serbes opposés à ces élections. Les albanophones, quant à eux, demande à la police de créer les conditions de sécurité nécessaire pour le jour du vote.
La Commission centrale des Elections a décidé de faire revoter trois centres électoraux de la ville de Mitrovica, après que certains groupes houligans serbes armés de battes de baseball les aient saccagé le 3 novembre dernier. Cette attaque faite au principe de la démocratie a été dénoncée à travers le monde et Belgrade s’est vu reprocher son manque de sériosité face à la question de l’intégration de la population serbe dans le nord du Kosovo.
Le Premier ministre serbe, Ivica Daçiq a quant à lui appelé à une participation massive aux élections du 17 novembre prochain. Malgré cela, plusieurs groupes radicaux serbes continuent d’exercer des menaces sur les citoyens afin de les inciter au boycott.
« Ces groupes font peur aux citoyens qui habitent dans le nord de la ville, pour que ceux-ci ne se rendent pas aux urnes », a expliqué Behxet Bala. Ce dernier demande expressément aux représentants de la police kosovare de créer les conditions de sécurité nécessaires à des élections libres dans le nord de Mitrovica. Les forces de police du Sud ont par ailleurs annoncé que les préparatifs pour le ballottage progressaient sans problèmes.