Une femme qu’on lynche et qu’on brûle. Un reporter de guerre ne photographiant plus que des arbres qui retourne dans cette Albanie qui le hante et d’où coulent ses cauchemars. Et une jeune fille qui s’enfonce dans la forêt, pour échapper à la folie destructrice des hommes. A partir de ces quelques motifs et personnages-clés, Pierre Maillard compose un film délicat, en mouvement continu et dont la musicalité vagabonde se retrouve jusque dans l’art de la fugue pratiqué par les protagonistes.
Magnétique, souverain, Carlo Brandt campe ici un homme d’image dont il semblerait presque avoir imaginé les contours à partir du cinéaste lui-même. A noter le travail du chef opérateur Aldo Mugnier, qui parvient à donner un caractère puissamment métaphysique aux manifestations de la nature. Plus d’informations sur la manifestation: http://tinyurl.com/nraatca